Le Grand Jardin (52) Sous le signe du buis et des fruits

Au cœur de la petite cité de caractère de Joinville en Haute Marne se niche une de ces élégantes résidences de plaisance en vogue au XVIIe siècle, entourée d’un jardin où fruit, buis, symétrie et fantaisie se côtoient avec bonheur.

L’entrée du Grand Jardin est sur l’arrière du château. Sur la droite, en entrant, en contrebas, le long de la façade est (arrière), des parterres de broderies de buis taillés sont égayés de toutes sortes de fleurs qui changent avec la saison. L’ensemble est entouré d’arbres fruitiers en contrespalier. De grands ifs sculptés, alignés en haie d’honneur, constituent le toparium (créé en 2015),  une sorte de catalogue vivant des formes géométriques de topiaires que l’on peut trouver dans les jardins du Château de Versailles. Le château, élégant, entouré de douves sur trois côtés semble flotter sur l’eau. Longeant le canal qui prolonge les douves, d’autres parterres de broderie rythment la promenade. Ils accueillent de la lavande, de la santoline, des fleurs plus saisonnières comme des tulipes au printemps ou des cléomes, œillets d’Inde, lin… en été. Des arbres fruitiers palissés s’appuient sur le mur qui clôt le domaine au sud.  Là encore des allées surélevées offrent un point de vue en surplomb sur ces entrelacs de buis. 

Face au château s’alignent le jardin Renaissance. Géométrie, symétrie, ligne droite sont la règle de sa composition. Les allées se croisent en croix. Les parterres sont d’exacts carrés. Deux grands carrés soulignés d’un triple feston – du buis en bordure basse, des rosiers de Provins, des treillages en bois – regroupent d’un côté des aromatiques (hysope, thym, cerfeuil…), de l’autre des plantes médicinales : digital, germandrée, aconit… « une officine naturelle à portée de main » selon les dires d’Olivier de Serres.

 

Le parc Pittoresque est la partie la plus naturelle du jardin, avec ces grands arbres, de grands espaces, une ombre rafraîchissante… que l’on apprécie les chaudes après-midi d’été. Cette partie du jardin a été rénovée en préservant les vieux arbres présents et en en ajoutant d’autres d’essences plus rares – hêtre pourpre, copalme d’Amérique (Liquidambar styraciflua), frêne panaché (Fraxinus excelsior ‘Variegata’)… – afin de la transformer en arboretum. Les anciens canaux suivent désormais un cours sinueux comme s’il s’agissait d’une vraie rivière qui paresse dans l’herbe fraîche. Les allées ondulent entre les arbres. Un couple s’accorde une pause dans les chiliennes rayées disposées ici et là à l’ombre.

 

C’est où

A Joinville (52300). Tél. : +33 (0)3 25 94 17 54. www.haute-marne.fr.

Ouvert du 26 mars au 30 octobre. Tous les jours sauf le mardi du 30 mai au 18 septembre, uniquement le week-end aux autres périodes d’ouverture.

En voiture : depuis Paris, 240 km, par l’A 5 direction Chaumont, ou par la N 4 via Saint-Dizier, puis N 67.

En train : la gare de Joinville (à 2 h 30 de Paris) est la plus proche.

Contacts : maison du tourisme de Haute-Marne : 03 25 30 39 04. www.tourisme-hautemarne.com ou tourisme-champagne-chaumont.com

Pourquoi y aller ?

– Pour la structure originale du jardin, élaboré à deux époques différentes : le jardin Renaissance, son tracé strict et ses cultures utilitaires agencées de façon très esthétique ; le jardin romantique ou parc pittoresque, sa rivière artificielle et ses grands arbres.

 

– Pour la star du jardin Renaissance qui barre la perspective au bout de cette allée centrale : une tonnelle en bois, un berceau pour être plus exact dans la terminologie, couverte de vigne. Pure création contemporaine, elle est inspirée d’une illustration du songe de Poliphile. Des bancs incorporés dans la structure permettent de s’y attarder pour jouir de son ombre et surtout admirer le travail du bois et l’habileté des artisans qui l’ont réalisée.

 

Ce que l’on préfère

– Le verger et ses plus de 365 arbres dont 70 variétés anciennes dont la plupart étaient déjà connues au XVIIe siècle : la prune ‘Perdrigon’, violette, allongée, le plus souvent séchée en pruneau, la pomme ‘Rambour d’Hiver, une variété française dont les origines remontent au début du XVIIe siècle, ou la poire ‘Cuisse Madame’, petite à la chair un peu croquante et juteuse. 

 

– La collection de plus de 150 variétés de buis différentes, agréée par le CCVS (Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées) : elle est nichée dans le sous-bois. Certains sujets déjà de belle taille commencent à être sculptés en formes animalières ou fantastiques. A vous de deviner ce qu’ils vont devenir !

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– L’histoire mouvementée du château et des jardins : Construit par Claude de Lorraine, baron de Joinville et duc de Guise, au début du XVIe siècle, la propriété ne fut jusque la Révolution qu’une demeure de plaisance où l’on venant se reposer ou accueillir des amis, une « maison de campagne », le « château d’en-bas ». Au milieu du XIXe siècle, dans un état critique, il est racheté par un riche maître de forge de la région qui en améliore le confort intérieur et l’entoure d’un parc romantique à l’anglaise. Fin des années 70, la propriété est rachetée par le conseil régional de Haute Marne, le jardin est classé aux Monuments Historiques. Côté jardins, la rénovation met l’arbre fruitier à l’honneur.

Prolonger la visite…

Impossible d’échapper à ces deux incontournables quand on vient en Haute-Marne : Le « parcours De Gaulle » à Colombey-Les-Deux Eglises (40 km de Joinville). Rendez-vous au Mémorial Charles de Gaulle. Tous les jours du 1er avril au 30 septembre ; fermé le mardi du 1er octobre au 31 mars. Tél. : +33 (0)3 25 30 90 80. www.memorial-charlesdegaulle.fr. 16,50 € (adulte).

Pour séjourner, Le Val du Roy, chambre d’hôtes dans un ancien couvent du XVIIe, 22, rue de Valleroy, 52300 Joinville. Tél. : +33 (0)6 07 55 43 67. http://www.levalduroy.com. Chambre double : 90 €.

Pour se restaurer : restaurant La côte verte, 76 Rue du General de Gaulle, 52300 Thonnance-lès-Joinville. Tél. : +33 (0)3 25 94 03 63. Des produits frais, de saison, cuisinés avec raffinement. Menus de 16 à 28 €. Fermé dimanche et lundi.

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Arboretum du vallon de l’Aubonne (Suisse – canton de Vaud) : Un lieu de savoir en toute simplicité

L’arboretum du vallon d’Aubonne a 50 ans cette année. Traversé du nord au sud par l’Aubonne aux allures de torrent à certains endroits, il présente une collection de plus de 3000 espèces et variétés d’arbres et arbustes de toutes les régions tempérées du globe.

C’était au départ un grand domaine agricole d’environ 200 ha, avec plusieurs fermes dont certaines ont été conservées. L’arboretum occupe aujourd’hui près de 130 ha. L’eau s’y invite partout : du tumulte des cascades sur l’Aubonne à la sérénité des étangs et lacs. Les pentes du vallon permettent de profiter de divers microclimats facilitant les acclimatations, selon les orientations et les altitudes (de 500 à 670 m).

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C’est à la fois un lieu de conservation et d’observation des diverses espèces d’arbres et d’arbustes, un lieu de promenade en famille (des tables de pique-nique et des barbecues sommaires sont disséminés un peu partout), un lieu d’émerveillement devant les beautés des arbres du monde entier et de sensibilisation à la biodiversité et sa préservation. Une association de mécènes et bénévoles complètent la petite équipe chargée de gérer l’arborétum. Son Musée du bois rassemble également 1500 objets en bois ou liés au travail du bois.

Pour le cinquantenaire de l’arboretum, des grandes photos anciennes jalonnent les divers parcours, montrant les paysages tels qu’ils étaient il y a 50 ans. Une exposition de sculptures contemporaines (Art’boretum) anime également les chemins sur le thème des « arborescences ».

C’est où

A proximité d’Aubonne, dans le canton de Vaud en Suisse entre Lausanne et Genève. Chemin du Plan, 92, Aubonne (CH-1170). Tél. : +41 (0)21 808 51 83. www.arboretum.ch

En voiture : via l’autoroute A1, sortie n°14 (Aubonne, Allaman, Gimel), direction Aubonne, puis suivre les panneaux de l’arboretum.

En transports en commun (le réseau est bien développé en Suisse) : gare d’Allaman, puis bus postal jusqu’à Aubonne, Montherod ou Saint-Livres, puis 1 heure de marche à pied.

Entrée gratuite. Ouvert toute l’année. Possibilité de visites guidées sur rendez-vous en groupe, d’avril à octobre.

Pourquoi y aller ?

Pour découvrir des arbres et arbustes du monde entier dans un cadre bucolique ; pour faire une balade en forêt et s’initier à la botanique, aux divers métiers du bois et de la forêt… ; se détendre dans un lieu zen !

Pour son parcours accessible aux personnes à mobilité réduite : le sentier du plan.

Ce que l’on préfère

Les parcours thématiques (entre 1 et 3 km), bien balisés par un marquage de couleur qui permettent de visiter l’arboretum avec des optiques différentes : découvrir des variétés fruitières anciennes, typiquement suisses comme la poire à rissoles, la pomme miel ou la pêche ‘belle des Croix Rouges’, dans les vergers du Crépon ; s’immerger dans une forêt japonaise et s’émerveiller devant les 200 espèces d’églantiers en fleurs du sentier du Bois Guyot ; Suivre le sentier de la Vaulx pour admirer les viornes, les arbres de Judée et les arbres aux mouchoirs en fleurs…

Les circuits ludiques adaptés aux plus jeunes (6 à 14 ans) : le parcours sylviculture (plus de 9 km) pour découvrir la forêt, son entretien, les métiers liés aux arbres et au bois ; le rallye de Fred le castor (2,8 km), initiation aux habitants de la forêt ; le sentier du bois mort (900 m), montrant l’évolution du bois une fois l’arbre mort.

Leur livret pédagogique à la main, ils ne rechignent pas à marcher à l’affût des indices qui leur permettront de résoudre les diverses énigmes.

Prolonger la visite…

Après une journée en pleine nature, rejoignez les bords du lac Léman, à Morges (12 km), pour la soirée, dînez vue sur le lac, au casino, sous sa verrière splendide, à quelques minutes à pied :  place du Casino, 4, 1110 Morges, Suisse. Tél. : +41 (0)21 802 62 15. www.casinomorges.ch.

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Pour séjourner au calme, l’hostellerie Le petit Manoir SA, avenue Ignace – Paderewski, 8, 1110 Morges, Suisse. Tél. : +41 (0)21 804 12 00. www.lepetitmanoir.ch.

Le jardin Retiré (61) Chorégraphie à fleurs de peau

 

A Bagnoles de l’Orne, station thermale normande, tout près du casino, Annie et Laurent ont créé le Jardin Retiré où vous aurez plaisir à vous perdre. Un paradis botanique sur à peine 2500 m2 façonné par une amoureuse des jardins à l’Anglaise.

De la chorégraphie à la mise en scène des fleurs – de ses fleurs ! -, Annie Blanchais a sauté de pas. Fille de la nature, c’est avec bonheur qu’elle a emménagé dans cette maison et son jardin après trois ans de vie parisienne. Elle aime les bois, le chant des oiseaux et la grâce des fleurs. Ecoutez-la raconter comment elle ôte délicatement les fleurs fanées des hampes de campanules pour qu’elles soient toujours parfaites. Vous comprendrez sa folie douce… Tout s’est passé pendant des vacances à Jersey. En y visitant un jardin, elle a « l’illumination » : « c’est un jardin comme cela que je veux ! » Un véritable cri du cœur… Il y a 15 ans de cela. Mais la tâche s’est révélée plus difficile qu’il n’y paraissait. Annie et son mari, Laurent, se sont heurtés à l’écueil de cette roche qui affleure par endroit dans le jardin. Et qui n’est jamais très profonde : il y a à peine 30 cm de terre. Visiteurs, vous êtes la récompense de leurs efforts !

C’est où

A Bagnoles de l’Orne (61140), 14 avenue Robert Cousin, à proximité du Casino et du lac. Tél. : +33 (0)2 33 37 92 04. Ouvert de mi-avril à mi-septembre, les week-ends et jours fériés, le vendredi aussi du 1er mai au 21 août.

En voiture : de Paris, comptez 3h20 via A 10 sortie 7 vers A 28, puis N 12 ; de Rennes, comptez 1h45 via N 157 puis N 162.

En transport en commun : gares les plus proches, Briouze et Argentan, puis service de bus TER  (informations : +33 (0)2 33 37 80 04)

Office de tourisme : Place du marché, 61140 Bagnoles de l’Orne. Tél. : +33 (0)2 33 37 85 66.

Pourquoi y aller ?

Le charme romantique du jardin : très fleuri malgré l’ombre, il est si compartimenté que l’on pourrait si perdre. Ils s’appellent « jardin boudoir », « allée papillon », « parterre palette »… Rien que leur intitulé souligne le style intimiste du lieu.

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La sélection pointue des végétaux : 

  • Arbustes : Cornus (27 variétés) dont les spectaculaires Cornus kousa aux fleurs papillon au printemps ; Erable japonais (25 variétés) ; Hydrangéa (80 variétés) dont le dernier acquis ‘Cap Sizun’ aux pétales comme déchiquetés ; Magnolia (8 variétés) dont Magnolia stellata ‘Rosea’ aux fleurs rosées…
  • Fleurs : Campanule (20 variétés) dont ses préférées  ‘Burghaltii’ au blanc si pur  et la double ‘Bernice’ ; Phlox (30 variétés) ; Persicaire (20 variétés) ; Narcisses (40 variétés)…
  • Grimpantes : Clématite (30 variétés) dont l’étonnante ‘Mrs Robert Brydon’ qui se développe en gros buisson…

Ce que l’on préfère

La passion d’Annie : elle raconte, avec des paillettes dans les yeux, son jardin. Toujours disponible pour qui veut une visite guidée, mais elle ne s’impose pas. Au fil de votre visite, elle ne vous refusera pas un conseil, le nom de telle ou telle variété qui vous a séduit. Que dis-je, le nom ? Vous ne partirez pas sans qu’elle vous prodigue tous les conseils nécessaires pour que la belle qui vous attire réussisse aussi bien chez vous !

Prolonger la visite…

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Annie est le chef d’orchestre d’une charmante fête des plantes « Entre ville et jardin » à Bagnoles de l’Orne qui se déroule tous les ans, le 1er week-end de juin.

Sa bonne adresse à proximité : Pépinières botaniques de Cambremer (Michel Lapierre), 170 route de Rumesnil, 14340 Cambremer. Tél. : +33 (0)2 31 63 02 83 ou +33 (0)6 24 30 47 29.

Pour s’aérer : balades dans la forêt des Andaines toute proche son chêne (Hippolyte) plus que tricentenaire à Saint-Michel-des-Andaines (à 3 km), les Gorges de Villiers à St.-Ouen-le-Brisoult (à 14 km, sentier balisé toute l’année), terre de légendes…

Pour une halte gourmande : Hôtel Ô Gayot, situé en centre-ville, 2 avenue de la Ferté Macé. Tél. : +33 (0)2 33 38 44 01 ou +33 (0)2 33 38 47 71. Chambre double à partir de 65 €. Une très bonne table également (menus à partir de 18 €) et cave – épicerie gastronomique.

Pour un week-end de charme : le Manoir du Lys, dans la forêt d’Andaines, route de Juvigny, la Croix Gauthier, 61140 Bagnoles de l’Orne. Tél. : +33 (0)2 33 30 05 80. Chambre double à partir de 145 €. Restaurant 1* Michelin, menu à partir de 49 €.

Jardin d’Albert Kahn (92) Du métro à Kyoto en quelques pas

« Ma nature a de grandes affinités avec la sensibilité des Japonais… » Albert Kahn

Après quelques minutes de métro sur la ligne 10, sortie « Boulogne – Pont de Saint Cloud ». Un grand rond-point. Les voitures passent et repassent, se croisent et se recroisent. La circulation n’arrête pas. Nous sommes à Boulogne – Billancourt (92), à proximité des quais de Seine. Une fois entrés dans les jardins d’Albert Kahn, oubliés la circulation, la pollution et le bruit ! Le jardin d’Albert Kahn est le reflet de sa philosophie. Il a mis près de 15 ans à aménager ces près de 4 hectares qui entoure son hôtel particulier à Boulogne-Billancourt. Il en fait un jardin typique du XIXe siècle dit « jardin de scènes », ici tout en contrastes. Cette succession d’ambiances très diverses est le reflet de son credo « la paix universelle par la connaissance des autres ». Le « jardin japonais » côtoie la « forêt vosgienne ». La rigueur du « jardin à la Française » voisine avec le joyeux fouillis du « jardin anglais ». Visiter son jardin, c’est s’imprégner de son univers intime ! Après avoir traversé le nouveau bâtiment à l’architecteur « origami », nous suivons la ligne de vie du jardin japonais. L’eau jaillit d’une étrange construction conique faite de galets. C’est la naissance. Elle s’écoule ensuite joyeuse, rebondit sur les pierres, symbolisant la fougue de l’adolescence. Elle s’élargit en bassin d’eau calme comme la plénitude de la maturité. Elle butte sur des murets de galets, les aléas de la vie…

Poussez au-delà du jardin japonais, vous serez surpris par la rigueur sophistiquée du jardin français, rassemblant rosiers et arbres fruitiers de toutes formes. Le lieu est d’un charme fou d’avril à juin avec les floraisons des arbres fruitiers et des roses. Le jardin anglais représente une campagne idéale particulièrement spectaculaire à l’automne quand tilleuls, ginkgos, érables et bouleaux se parent d’or. Terminons la visite vers l’endroit le plus insolite, la forêt vosgienne et son espace 100 % nature où se ressourcer.

C’est où

A Boulogne-Billancourt, 10-14 rue du port, 92100 Boulogne – Billancourt. Tél. : +33 (0)1 55 19 28 00. www.albert-kahn.hauts-de-seine.net.

Pendant la durée des travaux de rénovation du musée (fin prévue en 2020), l’accès des visiteurs se situe au 1, rue des abondantes. Visites guidées uniquement avec inscriptions préalable par téléphone ou mail (accueilmak@hauts-de-seine.fr)

Ouvert du mardi au dimanche, de 11 à 18 (octobre à avril) ou 19 (mai à septembre) h

La voiture est déconseillée. Il n’y a pas de parking public à proximité. Préférez les transports en commun.

En métro : ligne 10, terminus de la ligne, station « Boulogne – Pont de Saint Cloud », 5 mn à pied.

En bus : lignes 52, 72, 126, 160, 460, 467, arrêt « Rhin et Danube », 5 mn à pied.

En tramway : ligne T2, arrêt « Parc de Saint Cloud », 15 mn à pied en traversant le pont.

Pourquoi y aller ?

Pour le dépaysement : à peine poussée la porte, on y oublie la ville environnante. Dans tout le jardin résonne le clapotis de l’eau effaçant le va et vient de la circulation sur le quai de Seine tout proche. Un rideau de bambou gomme les immeubles alentour. Nous sommes nulle part et pourtant si bien…

Pour le bien-être : Ici, un banc, là un rondin de bois, plus loin une rambarde, sont autant d’invite à la pause méditative en suivant le ballet coloré des carpes Koï. Les pierres plates des chemins, une volée de marches irrégulières rythment la promenade.

Ce que l’on préfère

Le printemps et les cerisiers en fleurs, les azalées du jardin japonais ; les arbres fruitiers en fleurs du jardin français ; les rhododendrons et autres de fleurs de sous-bois de la forêt vosgienne… En fin de printemps, début d’été,  les marguerites, bleuets, coquelicots et ancolies insolites dans la partie la plus sauvage du jardin : le marais. Graminées et fleurs vivaces y sont disposées de façon très naturelle. 

 

 

 

L’automne avec les colorations chaudes des arbres notamment les cerisiers et les érables japonais.

 

 

 

Prolonger la visite…

Albert Kahn est un homme simple et discret jusqu’à être qualifié d’énigmatique. C’est un banquier avisé qui a mis sa fortune au service d’une grande idée : la paix universelle par la connaissance de chacun. Ses « Archives de la Planète » ont financé les voyages de photographes et de cinéastes autour du monde. Aujourd’hui la fondation Albert Kahn possède 72000 autochromes en couleur et 183000 heures de séquences filmées conservées et présentées au public au Musée Albert Kahn. Et si vous voulez jeter un coup d’œil sur le jardin « au temps d’Albert Kahn », il existe plus de 4000 clichés qui retracent la réalisation de ces jardins.

Thoiry ZooSafari (78) Un safari à 45 mn de Paris

Comment passer une journée originale avec deux ados ? Le ZooSafari a reçu l’unanimité des suffrages familiaux. Il fallait essayer cette nouvelle attraction, le camion – brousse, l’innovation des 50 ans du parc !

Eh oui, alors que Paris bouillonnait en mai 68, Paul de la Panousse, propriétaire du château de Thoiry, crée un safari où il voulait « les animaux en liberté et les hommes enfermés dans leur voiture » ! Le succès fut au rendez-vous et le ZooSafari de Thoiry a évolué au fil des ans, intégrant de plus en plus la dimension écologique et la mission de sauvegarde des zoos. Nouveauté de la saison : le parcours en camion – brousse parmi les animaux. Haut sur ses roues, il vous offre un meilleur point de vue sur les animaux. Mais le réel avantage, c’est le conducteur. Un soigneur qui connait les animaux par cœur car il les côtoie tous les jours. Il raconte son quotidien, les mœurs de chaque espèce, des anecdotes du parc… Il n’oublie pas sa mission et nous alerte sur la sauvegarde de telle ou telle espèce. 

 

 

 

C’est où ?

A Thoiry, rue du pavillon de Montreuil. Tél. : +33 (0)1 34 87 40 67. www.thoiry.net. Ouvert tous les jours du 17/02 au 31/12, de 10 à 17 h.

En voiture : à partir de Paris, prendre l’A13 à la Porte d’Auteuil, puis l’A12, puis la N112 (Dreux), sortie Thoiry.

En transport en commun : la gare la plus proche « Montfort l’Amaury Méré », navette à Réserver à l’avance A/R, sur place safari en bus.

Pourquoi y aller ?

Pour voir des animaux d’origine lointaine, d’Afrique et d’Amérique du Nord (loups arctiques, ours et bisons) en semi-liberté avec des points de vue insolite : volière australienne, tunnel des lions, ponton au-dessus des félins…

 

Pour se détendre en famille dans un cadre dépaysant et majestueux : le parc du château comprend un parterre fleuri classique face au château, un parc à l’anglaise avec de vieux arbres dont certains datent de la construction du château et des topiaires animaliers insolites.

Ce que l’on préfère

Ambre (12 ans) et Tristan (15 ans) : le show du lion et de la lionne qui se sont accouplés sous nos yeux, le safari air parc, ensemble de filet pour se promener dans les arbres et avoir un point de vue à couper le souffle sur la plaine africaine et le labyrinthe « jeu de piste », pédagogique et ludique, peuplé d’animaux fantastiques.

 

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Les adultes : la bonne santé des animaux et la démarche de respect de l’environnement qui est présente partout dans le parc. Les indications précises des horaires de nourrissage des animaux afin de les voir en pleine action.

Nous n’avons pas pu tester la tyrolienne qui permet de survoler – en toute sécurité – le parc aux lions car elle ne fonctionne que les week-ends, les jours fériés et pendant les vacances scolaires d’été (à partir de 13 h).

Prolonger la visite…

Samedi 2 juin :  profitez d’une journée exceptionnelle, la première édition du Happy Thoiry Festival. Le parc est ouvert de 10 h à minuit. Un pique-nique géant est prévu sur les pelouses du château suivi de 2 h 30 de concert réunissant le groupe Arcadian, Amir et Claudio Capéo. Le rendez-vous promet d’être récurrent chaque année ! 

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Petites histoires d’arbres

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L’automne est bien installé. La nature rougit, jaunit, roussit. Les arbres prennent des parures spectaculaires. La saison est propice aux belles balades en forêt. L’occasion de s’oxygéner en famille. Gérée par Le Mans Métropole (72), l’arche de la nature propose aux citadins un sentier balisé de 32 arbres remarquables au sein de sa forêt de 300 hectares. Le parking le plus proche du parcours est dénommé « le verger ». A quelques mètres, des panneaux indiquent le début du parcours. Nous voilà partis pour 2,5 km de marche en forêt. Le sentier et tout le sous-bois sont tapissés de feuilles rousses ou jaunes, créant une ambiance chaleureuse et feutrée.

C’est où ?

A deux pas du centre-ville du Mans, là proximité de l’Abbaye de l’Epau, fléchée dans plusieurs endroits autour de la ville.  Si vous venez de Paris, prenez l’autoroute A 11, puis à A 28 et échappez-vous de ce nœud routier vers la nature par la sortie n°23, direction Changé.

Pourquoi y aller ?

Pour découvrir des arbres remarquables à plusieurs titres. Certains sont de très beaux arbres au développement harmonieux ; d’autres ont des proportions qui en imposent ; d’autres encore, classés « artistiques » ont adopté une forme insolite ou témoignent d’une exploitation ancienne pour leur bois ou leurs fruits.

Ce que l’on a préféré

Les histoires que nous content ces arbres témoins du passé. On apprend les arbres de futaie au tronc unique, rectiligne et sans branche basse, qui s’élèvent de façon impressionnante vers l’infini du ciel et font rêver les ébénistes! Le plus haut est au n°30 un pin maritime de 37 m de haut. Au n°2, des peupliers noirs ressemblent à des mains : l’une faisant le V de la victoire et l’autre le chiffre 4 le pouce replié dans la paume. Ce sont des arbres dits « têtards », exploités dans les haie pour produire du bois de chauffage. Cela leur donne de drôles de silhouettes avec un tronc court et massif que l’on appelle parfois « trogne ».  Au n°25, le plus gros arbre du circuit (7,70 m de circonférence), un châtaignier, greffé sur un châtaignier sauvage, vestige d’une production de châtaignes traditionnelle en Sarthe jusque la fin du XIXe siècle. Au n°32, le clou du spectacle, un pin maritime s’étalant à l’horizontale et prenant cette silhouette insolite en toboggan.

Faire une pause

Au Mans, on se la joue chambre d’hôtes, en plein centre historique, au Clos d’Hauteville :au jardin délicieux : la glycine y est reine. 85 € la nuit pour 2 personnes. 2, rue d’Hauteville. Tél. : 02 43 23 26 80. 

Une petite faim ? Faites une halte à La Ciboulette : une institution (33 ans de présence). Menus de 21,90 à 59 €, formule déjeuner à partir de 13,90 €. A découvrir « la trilogie de lapin ».  14, rue de la Vieille Porte. Tél. : 02 43 24 65 67.