Arboretum du vallon de l’Aubonne (Suisse – canton de Vaud) : Un lieu de savoir en toute simplicité

L’arboretum du vallon d’Aubonne a 50 ans cette année. Traversé du nord au sud par l’Aubonne aux allures de torrent à certains endroits, il présente une collection de plus de 3000 espèces et variétés d’arbres et arbustes de toutes les régions tempérées du globe.

C’était au départ un grand domaine agricole d’environ 200 ha, avec plusieurs fermes dont certaines ont été conservées. L’arboretum occupe aujourd’hui près de 130 ha. L’eau s’y invite partout : du tumulte des cascades sur l’Aubonne à la sérénité des étangs et lacs. Les pentes du vallon permettent de profiter de divers microclimats facilitant les acclimatations, selon les orientations et les altitudes (de 500 à 670 m).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

C’est à la fois un lieu de conservation et d’observation des diverses espèces d’arbres et d’arbustes, un lieu de promenade en famille (des tables de pique-nique et des barbecues sommaires sont disséminés un peu partout), un lieu d’émerveillement devant les beautés des arbres du monde entier et de sensibilisation à la biodiversité et sa préservation. Une association de mécènes et bénévoles complètent la petite équipe chargée de gérer l’arborétum. Son Musée du bois rassemble également 1500 objets en bois ou liés au travail du bois.

Pour le cinquantenaire de l’arboretum, des grandes photos anciennes jalonnent les divers parcours, montrant les paysages tels qu’ils étaient il y a 50 ans. Une exposition de sculptures contemporaines (Art’boretum) anime également les chemins sur le thème des « arborescences ».

C’est où

A proximité d’Aubonne, dans le canton de Vaud en Suisse entre Lausanne et Genève. Chemin du Plan, 92, Aubonne (CH-1170). Tél. : +41 (0)21 808 51 83. www.arboretum.ch

En voiture : via l’autoroute A1, sortie n°14 (Aubonne, Allaman, Gimel), direction Aubonne, puis suivre les panneaux de l’arboretum.

En transports en commun (le réseau est bien développé en Suisse) : gare d’Allaman, puis bus postal jusqu’à Aubonne, Montherod ou Saint-Livres, puis 1 heure de marche à pied.

Entrée gratuite. Ouvert toute l’année. Possibilité de visites guidées sur rendez-vous en groupe, d’avril à octobre.

Pourquoi y aller ?

Pour découvrir des arbres et arbustes du monde entier dans un cadre bucolique ; pour faire une balade en forêt et s’initier à la botanique, aux divers métiers du bois et de la forêt… ; se détendre dans un lieu zen !

Pour son parcours accessible aux personnes à mobilité réduite : le sentier du plan.

Ce que l’on préfère

Les parcours thématiques (entre 1 et 3 km), bien balisés par un marquage de couleur qui permettent de visiter l’arboretum avec des optiques différentes : découvrir des variétés fruitières anciennes, typiquement suisses comme la poire à rissoles, la pomme miel ou la pêche ‘belle des Croix Rouges’, dans les vergers du Crépon ; s’immerger dans une forêt japonaise et s’émerveiller devant les 200 espèces d’églantiers en fleurs du sentier du Bois Guyot ; Suivre le sentier de la Vaulx pour admirer les viornes, les arbres de Judée et les arbres aux mouchoirs en fleurs…

Les circuits ludiques adaptés aux plus jeunes (6 à 14 ans) : le parcours sylviculture (plus de 9 km) pour découvrir la forêt, son entretien, les métiers liés aux arbres et au bois ; le rallye de Fred le castor (2,8 km), initiation aux habitants de la forêt ; le sentier du bois mort (900 m), montrant l’évolution du bois une fois l’arbre mort.

Leur livret pédagogique à la main, ils ne rechignent pas à marcher à l’affût des indices qui leur permettront de résoudre les diverses énigmes.

Prolonger la visite…

Après une journée en pleine nature, rejoignez les bords du lac Léman, à Morges (12 km), pour la soirée, dînez vue sur le lac, au casino, sous sa verrière splendide, à quelques minutes à pied :  place du Casino, 4, 1110 Morges, Suisse. Tél. : +41 (0)21 802 62 15. www.casinomorges.ch.

DSC_2737

Pour séjourner au calme, l’hostellerie Le petit Manoir SA, avenue Ignace – Paderewski, 8, 1110 Morges, Suisse. Tél. : +41 (0)21 804 12 00. www.lepetitmanoir.ch.

Publicités

Jardin d’Albert Kahn (92) Du métro à Kyoto en quelques pas

« Ma nature a de grandes affinités avec la sensibilité des Japonais… » Albert Kahn

Après quelques minutes de métro sur la ligne 10, sortie « Boulogne – Pont de Saint Cloud ». Un grand rond-point. Les voitures passent et repassent, se croisent et se recroisent. La circulation n’arrête pas. Nous sommes à Boulogne – Billancourt (92), à proximité des quais de Seine. Une fois entrés dans les jardins d’Albert Kahn, oubliés la circulation, la pollution et le bruit ! Le jardin d’Albert Kahn est le reflet de sa philosophie. Il a mis près de 15 ans à aménager ces près de 4 hectares qui entoure son hôtel particulier à Boulogne-Billancourt. Il en fait un jardin typique du XIXe siècle dit « jardin de scènes », ici tout en contrastes. Cette succession d’ambiances très diverses est le reflet de son credo « la paix universelle par la connaissance des autres ». Le « jardin japonais » côtoie la « forêt vosgienne ». La rigueur du « jardin à la Française » voisine avec le joyeux fouillis du « jardin anglais ». Visiter son jardin, c’est s’imprégner de son univers intime ! Après avoir traversé le nouveau bâtiment à l’architecteur « origami », nous suivons la ligne de vie du jardin japonais. L’eau jaillit d’une étrange construction conique faite de galets. C’est la naissance. Elle s’écoule ensuite joyeuse, rebondit sur les pierres, symbolisant la fougue de l’adolescence. Elle s’élargit en bassin d’eau calme comme la plénitude de la maturité. Elle butte sur des murets de galets, les aléas de la vie…

Poussez au-delà du jardin japonais, vous serez surpris par la rigueur sophistiquée du jardin français, rassemblant rosiers et arbres fruitiers de toutes formes. Le lieu est d’un charme fou d’avril à juin avec les floraisons des arbres fruitiers et des roses. Le jardin anglais représente une campagne idéale particulièrement spectaculaire à l’automne quand tilleuls, ginkgos, érables et bouleaux se parent d’or. Terminons la visite vers l’endroit le plus insolite, la forêt vosgienne et son espace 100 % nature où se ressourcer.

C’est où

A Boulogne-Billancourt, 10-14 rue du port, 92100 Boulogne – Billancourt. Tél. : +33 (0)1 55 19 28 00. www.albert-kahn.hauts-de-seine.net.

Pendant la durée des travaux de rénovation du musée (fin prévue en 2020), l’accès des visiteurs se situe au 1, rue des abondantes. Visites guidées uniquement avec inscriptions préalable par téléphone ou mail (accueilmak@hauts-de-seine.fr)

Ouvert du mardi au dimanche, de 11 à 18 (octobre à avril) ou 19 (mai à septembre) h

La voiture est déconseillée. Il n’y a pas de parking public à proximité. Préférez les transports en commun.

En métro : ligne 10, terminus de la ligne, station « Boulogne – Pont de Saint Cloud », 5 mn à pied.

En bus : lignes 52, 72, 126, 160, 460, 467, arrêt « Rhin et Danube », 5 mn à pied.

En tramway : ligne T2, arrêt « Parc de Saint Cloud », 15 mn à pied en traversant le pont.

Pourquoi y aller ?

Pour le dépaysement : à peine poussée la porte, on y oublie la ville environnante. Dans tout le jardin résonne le clapotis de l’eau effaçant le va et vient de la circulation sur le quai de Seine tout proche. Un rideau de bambou gomme les immeubles alentour. Nous sommes nulle part et pourtant si bien…

Pour le bien-être : Ici, un banc, là un rondin de bois, plus loin une rambarde, sont autant d’invite à la pause méditative en suivant le ballet coloré des carpes Koï. Les pierres plates des chemins, une volée de marches irrégulières rythment la promenade.

Ce que l’on préfère

Le printemps et les cerisiers en fleurs, les azalées du jardin japonais ; les arbres fruitiers en fleurs du jardin français ; les rhododendrons et autres de fleurs de sous-bois de la forêt vosgienne… En fin de printemps, début d’été,  les marguerites, bleuets, coquelicots et ancolies insolites dans la partie la plus sauvage du jardin : le marais. Graminées et fleurs vivaces y sont disposées de façon très naturelle. 

 

 

 

L’automne avec les colorations chaudes des arbres notamment les cerisiers et les érables japonais.

 

 

 

Prolonger la visite…

Albert Kahn est un homme simple et discret jusqu’à être qualifié d’énigmatique. C’est un banquier avisé qui a mis sa fortune au service d’une grande idée : la paix universelle par la connaissance de chacun. Ses « Archives de la Planète » ont financé les voyages de photographes et de cinéastes autour du monde. Aujourd’hui la fondation Albert Kahn possède 72000 autochromes en couleur et 183000 heures de séquences filmées conservées et présentées au public au Musée Albert Kahn. Et si vous voulez jeter un coup d’œil sur le jardin « au temps d’Albert Kahn », il existe plus de 4000 clichés qui retracent la réalisation de ces jardins.

Petites histoires d’arbres

arche-nature-151112-RLP- JARDIMEDIA - 25

L’automne est bien installé. La nature rougit, jaunit, roussit. Les arbres prennent des parures spectaculaires. La saison est propice aux belles balades en forêt. L’occasion de s’oxygéner en famille. Gérée par Le Mans Métropole (72), l’arche de la nature propose aux citadins un sentier balisé de 32 arbres remarquables au sein de sa forêt de 300 hectares. Le parking le plus proche du parcours est dénommé « le verger ». A quelques mètres, des panneaux indiquent le début du parcours. Nous voilà partis pour 2,5 km de marche en forêt. Le sentier et tout le sous-bois sont tapissés de feuilles rousses ou jaunes, créant une ambiance chaleureuse et feutrée.

C’est où ?

A deux pas du centre-ville du Mans, là proximité de l’Abbaye de l’Epau, fléchée dans plusieurs endroits autour de la ville.  Si vous venez de Paris, prenez l’autoroute A 11, puis à A 28 et échappez-vous de ce nœud routier vers la nature par la sortie n°23, direction Changé.

Pourquoi y aller ?

Pour découvrir des arbres remarquables à plusieurs titres. Certains sont de très beaux arbres au développement harmonieux ; d’autres ont des proportions qui en imposent ; d’autres encore, classés « artistiques » ont adopté une forme insolite ou témoignent d’une exploitation ancienne pour leur bois ou leurs fruits.

Ce que l’on a préféré

Les histoires que nous content ces arbres témoins du passé. On apprend les arbres de futaie au tronc unique, rectiligne et sans branche basse, qui s’élèvent de façon impressionnante vers l’infini du ciel et font rêver les ébénistes! Le plus haut est au n°30 un pin maritime de 37 m de haut. Au n°2, des peupliers noirs ressemblent à des mains : l’une faisant le V de la victoire et l’autre le chiffre 4 le pouce replié dans la paume. Ce sont des arbres dits « têtards », exploités dans les haie pour produire du bois de chauffage. Cela leur donne de drôles de silhouettes avec un tronc court et massif que l’on appelle parfois « trogne ».  Au n°25, le plus gros arbre du circuit (7,70 m de circonférence), un châtaignier, greffé sur un châtaignier sauvage, vestige d’une production de châtaignes traditionnelle en Sarthe jusque la fin du XIXe siècle. Au n°32, le clou du spectacle, un pin maritime s’étalant à l’horizontale et prenant cette silhouette insolite en toboggan.

Faire une pause

Au Mans, on se la joue chambre d’hôtes, en plein centre historique, au Clos d’Hauteville :au jardin délicieux : la glycine y est reine. 85 € la nuit pour 2 personnes. 2, rue d’Hauteville. Tél. : 02 43 23 26 80. 

Une petite faim ? Faites une halte à La Ciboulette : une institution (33 ans de présence). Menus de 21,90 à 59 €, formule déjeuner à partir de 13,90 €. A découvrir « la trilogie de lapin ».  14, rue de la Vieille Porte. Tél. : 02 43 24 65 67.