Le jardin de Marie (18) La générosité pour philosophie

« Avec la vue que nous avons, il me semblait naturel de concevoir mon jardin à l’anglaise, très naturel, en incluant le paysage vallonné dans la composition. » 

Marie est une incorrigible enthousiaste pourvu qu’elle soit dans un jardin. Le sien a de multiples visages qui s’ouvrent sur le paysage vallonné : potager « campagne », jardin blanc so british, allée de graminées aérienne… Cette enfant du sud est tombée sous le charme de cette  ferme, au cœur de la campagne berrichonne… Ce sont 2 hectares de terrain et surtout une « page vierge à aménager » qui ont séduit Marie. Véritable novice, elle se plonge dans les magazines et les livres. Pendant quelques années tout ce qu’elle lit parle de jardins, de plantes, de botanique. Elle suit des cours à l’école du Breuil, au jardin du Luxembourg et à l’école du paysage de Versailles. Elle aménage progressivement son jardin qui entoure les bâtiments. Derrière la maison, face au panorama vallonné du Berry, le terrain en pente a été façonné en terrasses bordées de murets de pierres sèches. Son potager, nourricier et décoratif à la fois, jouxte la grange qui lui sert maintenant de boutique. Parisienne jusqu’alors, il y a une dizaine d’années, elle décide de s’établir à plein temps auprès de son jardin. Et elle en ouvre les allées et les plates-bandes aux visiteurs. Profitez-en !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

C’est où

A Neuilly en Sancerre (18250), Chemin de l’Avoinerie. Tél. : +33 (0)6 71 21 26 60. www.lejardindemarie.com . A environ 2 heures au sud de Paris, à proximité des vignobles de Sancerre, à 15 km de Sancerre (18300). Ouvert de la fin avril au début octobre, tous les après-midi de 14 h 30 à 18 h 30.

En voiture : à partir de Paris, A6 direction Lyon, puis A77 direction Nevers, sortie 24, direction Sancerre, puis, Bourges

En train : Cosne Cour sur Loire (58200), à 25 km, est la gare la plus proche.

Pourquoi y aller ?

La philosophie 100 % nature de Marie : « La terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre… » C’est avec ses mots d’un chef amérindien que Marie introduit sa philosophie du jardin. C’est sa responsabilité de protéger et de respecter sa terre. En son jardin, tous doivent se sentir bien : la faune sauvage, ses chats et tous les visiteurs qui le parcourent. Nichoirs, mangeoires, points d’eau divers, hôtel à insectes, lieux d’accueil de la faune sauvage, jalonnent le jardin. Tous doivent s’y sentir bien : la faune sauvage, ses chats et, vous, le visiteur.

« Je n’ai pas le temps de traiter alors je laisse la nature faire et je compte sur la biodiversité. »

Le mariage réussi du panorama et du jardin : En accord avec ses principes, plus le jardin est ouvert sur le paysage comme derrière la maison, plus elle y cultive des plantes aux allures naturelles comme le grand massif des viburnums ou l’espace verger, face au panorama.

Le potager cultivé dans « un esprit permaculture » comme elle dit. Elle ne retourne pas la terre et maintient une couverture de paille tout l’été. Fleurs et légumes se mélangent dans les carrés pour un maximum de biodiversité ; Il n’y a pas mieux pour éviter les gros dégâts des parasites ou des maladies.

Ce que l’on préfère

– Les parfums de la roseraie (plus de 500 variétés) : elle s’organise autour d’une tonnelle au dessin insolite. Des rosiers arbustifs et buisson agrémentent le reste de l’espace. Des fauteuils de bois rouge vous invitent à la pause dans cet univers romantique.

– La modernité du jardin zen entouré de graminées et du jardin des Cucurbitacées, au top dès septembre. Potiron, potimarron et autres courges alambiquées s’échappent des carrés bordés de bois, bien alignés, pour courir sur le sol de graviers clairs. Des bidons métalliques de récup’, peints en orange à l’unisson des potirons, débordent de fleurettes. 

DSC_3002

Prolonger la visite…

Marie propose 3 chambres d’hôtes aux amoureux des jardins qui auraient envie de prolonger le plaisir de la visite, d’y découvrir la beauté du coucher de soleil ou la douce lumière du matin qui fait briller la rosée sur les blondes graminées. A partir de 80 € la nuit avec petit déjeuner pour 2 personnes. www.leschambresdujardindemarie.com

DSC_3170

Publicités

Petites histoires d’arbres

arche-nature-151112-RLP- JARDIMEDIA - 25

L’automne est bien installé. La nature rougit, jaunit, roussit. Les arbres prennent des parures spectaculaires. La saison est propice aux belles balades en forêt. L’occasion de s’oxygéner en famille. Gérée par Le Mans Métropole (72), l’arche de la nature propose aux citadins un sentier balisé de 32 arbres remarquables au sein de sa forêt de 300 hectares. Le parking le plus proche du parcours est dénommé « le verger ». A quelques mètres, des panneaux indiquent le début du parcours. Nous voilà partis pour 2,5 km de marche en forêt. Le sentier et tout le sous-bois sont tapissés de feuilles rousses ou jaunes, créant une ambiance chaleureuse et feutrée.

C’est où ?

A deux pas du centre-ville du Mans, là proximité de l’Abbaye de l’Epau, fléchée dans plusieurs endroits autour de la ville.  Si vous venez de Paris, prenez l’autoroute A 11, puis à A 28 et échappez-vous de ce nœud routier vers la nature par la sortie n°23, direction Changé.

Pourquoi y aller ?

Pour découvrir des arbres remarquables à plusieurs titres. Certains sont de très beaux arbres au développement harmonieux ; d’autres ont des proportions qui en imposent ; d’autres encore, classés « artistiques » ont adopté une forme insolite ou témoignent d’une exploitation ancienne pour leur bois ou leurs fruits.

Ce que l’on a préféré

Les histoires que nous content ces arbres témoins du passé. On apprend les arbres de futaie au tronc unique, rectiligne et sans branche basse, qui s’élèvent de façon impressionnante vers l’infini du ciel et font rêver les ébénistes! Le plus haut est au n°30 un pin maritime de 37 m de haut. Au n°2, des peupliers noirs ressemblent à des mains : l’une faisant le V de la victoire et l’autre le chiffre 4 le pouce replié dans la paume. Ce sont des arbres dits « têtards », exploités dans les haie pour produire du bois de chauffage. Cela leur donne de drôles de silhouettes avec un tronc court et massif que l’on appelle parfois « trogne ».  Au n°25, le plus gros arbre du circuit (7,70 m de circonférence), un châtaignier, greffé sur un châtaignier sauvage, vestige d’une production de châtaignes traditionnelle en Sarthe jusque la fin du XIXe siècle. Au n°32, le clou du spectacle, un pin maritime s’étalant à l’horizontale et prenant cette silhouette insolite en toboggan.

Faire une pause

Au Mans, on se la joue chambre d’hôtes, en plein centre historique, au Clos d’Hauteville :au jardin délicieux : la glycine y est reine. 85 € la nuit pour 2 personnes. 2, rue d’Hauteville. Tél. : 02 43 23 26 80. 

Une petite faim ? Faites une halte à La Ciboulette : une institution (33 ans de présence). Menus de 21,90 à 59 €, formule déjeuner à partir de 13,90 €. A découvrir « la trilogie de lapin ».  14, rue de la Vieille Porte. Tél. : 02 43 24 65 67. 

 

 

Le jardin secret de Jean-Pierre Coffe

 

Par une journée d’automne maussade, nous cheminons à travers la Beauce. Plate et morne, enveloppée de brumes. Quelques gouttes sur le pare-brise. La visite s’annonce humide. Lanneray (28)… Nous longeons le grand mur de la propriété de Jean-Pierre Coffe. Le portail s’ouvre et, rayon de soleil ! De là-haut, Jean-Pierre nous fait un signe. Cet amoureux des jardins en général – de son jardin en particulier -, toujours généreux, a envie de nous le faire découvrir sous les meilleurs auspices. Il en était fier et à raison car l’endroit est enchanteur…  » C’est un jardin de copains, un jardin où l’on vit » nous explique Christophe Dolbeau, le compagnon de Jean-Pierre, mais ce « paradis » n’en est pas moins botaniquement savant. Le jardin devant la maison reste plutôt classique. Il s’organise autour d’un bassin. Fleurs et arbustes apportent leur grain de sel à chaque saison. En automne, les pommiers d’ornement affichent rougeurs et petites pommes appréciées par les oiseaux. Derrière la maison, une grande pelouse est enserrée dans un espace boisé en demi-lune. Dans le sous-bois, Jean-Pierre a planté toute sorte d’arbres et d’arbustes qu’il aimait.

C’est où ?

Dans la région centre Val de Loire, à tout juste 10 km de Chateaudun, dans la commune de Lanneray.

Ce que l’on a préféré…

Le sous-bois qui sépare la maison de la route. C’est magique! Jean Pierre Coffe y a installé des trésors botaniques tout en conservant des espèces locales. Paré de couleurs automnes, l’ensemble a un charme fou… Quelques images pour vous faire rêver:

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Pour découvrir son jardin…

  • Visites guidées quelques jours par an. Pour connaître les jours d’ouverture, cliquez ici.
  • Un livre publié chez Larousse : « Le Jardin secret de Jean-Pierre Coffe » de Christophe Dolbeau et Catherine Delvaux où les témoignages de ses copains accompagnent les photos de son jardin. Le jardin secret de Jean-Pierre Coffe