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Jardin exotique d’Eze (06) : Fleurs de cactus

Dès leur découverte, les cactées ont suscité un engouement : leurs formes insolites, leurs physiologies étonnantes, leur adaptation à des conditions de vie quasi intolérables… Devenez amoureux de ces végétaux insolites en visitant un jardin hors du commun.

Pour arriver au jardin exotique d’Eze, il faut traverser le pittoresque village d’Eze. La montée est rude : le piton rocheux d’Eze domine le littoral de ses 429 m. Habité depuis l’âge de pierre, il a connu son heure de gloire au Moyen Âge où les seigneurs d’Eze ont édifié le château féodal dont il ne reste que les ruines. Lors de la guerre de succession espagnole au début du XVIIIème siècle, cette place forte inféodée aux Ducs de Savoie faisait obstacle aux communications entre Villefranche sur Mer et Monaco. Louis XIV a ordonné sa destruction, mais les ruines ont survécu jusqu’à aujourd’hui. A la Belle Epoque, la Côte d’Azur devient lieu de villégiature et le village d’Eze lieu de promenade pour les touristes attirés par l’exceptionnel panorama. Du point le plus haut on voit la côte de l’Italie à Saint-Tropez et par temps clair on peut apercevoir la Corse !

Après la seconde guerre mondiale, le maire de l’époque, André Gianton a l’idée d’y installer une végétation exotique pour augmenter l’attrait touristique. La proximité du jardin exotique de Monaco l’incite à solliciter les compétences du jardinier-chef  Jean Gastaud, à l’initiative des premières plantations de cactées sur le Rocher. Le site est protégé des vents du nord par le plateau de Revère, bénéficie d’une exposition plein sud et d’une déclivité garante d’un bon drainage : l’idéal pour des plantes bien adaptées à la sécheresse comme les cactées et plantes grasses. L’aménagement fut une prouesse car les pierres, la terre et les plantes furent amenées à dos d’homme, le site étant inaccessible à un engin motorisé.

C’est où

A Eze village (pas Eze bord de mer), à 11 km de Nice et 7 km de Monaco, sur la Moyenne Corniche. Parking payant à l’entrée du village au pied du rocher. Ouvert tous les jours de 9 h à 16 h 30, 18 h 30 ou 19 h 30 selon la saison.

Complétez votre visite au pays des cactées et autres succulentes par :

– Une visite au Jardin  exotique de Monaco, 62 bd du Jardin exotique, Monaco (Tél. : +377 93 15 29 80), ouvert toute l’année (sauf les 19/11 et 25/12), de 9 à 17, 18 ou 19 h selon la saison

– Un détour au Parc Phoenix, 405 Promenade des Anglais, à Nice (Tél. : + 33 (0)4 92 29 77 00), qui en possède également une belle collection, ouvert toute l’année de 9 h 30 à 18 ou 19 h selon les saisons.

Pourquoi y aller ?

Depuis 2004, le jardin, toujours géré par la ville d’Eze, s’est modernisé pour rendre les collections plus attractives. Un aménagement en terrasses permet un cheminement facile entre les plantes. Des panneaux thématiques jalonnent le jardin comparant les agaves et les aloès, dévoilant le secret des cactées… Des fiches botaniques sont téléchargeables directement sur le site via des QR codes pour satisfaire votre curiosité sur tel ou tel spécimen. Des endroits pour se détendre et admirer les plantes et le panorama ponctuent la promenade ainsi que les statues poétiques du sculpteur Jean-Philippe Richard. Un nouveau jardin a été aménagé sur le versant nord du rocher, plus ombragé.  Il accueille une collection de plantes méditerranéennes et subtropicales. Une cascade et des brumisations intermittentes offrent, désormais, une fraîcheur bienvenue lors des visites estivales !

Ce que l’on préfère

Cette saison des fleurs au pays des cactées et succulentes, le printemps qui voit leur silhouette austère afficher un brin de fantaisie. Parmi les fleurons de la collection de cactées, citons Trichocereus pasacana, cierge géant qui domine tout le jardin, Opuntia tunicata aux longs aiguillons translucides et Ferocactus pilosus aux épines rouge corail. Et parmi les plantes grasses, les euphorbes, dont Euphorbia coerulescens, les aloès, dont le monumental Aloe marlothii, et les agaves,  dont Agave salmania var. ferox, sont les familles les plus représentées.

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Pour faire une pause

Arrêtez-vous à la porte du jardin, un peu sur la droite en sortant la Taverne d’Antan et sa terrasse ombragée. Cuisine italienne. Plat à partir de 15 €, pizza à partir de 12 €. 6 rue Plane. Tél. : +33 (0)4 92 10 79 61.

Amoureux du site, offrez-vous une folie en amoureux à la Suite du Village, une chambre d’hôtes de charme sur le rocher d’Eze. A pousser la porte de ce lieu et se soustraire en un instant à la foule des touristes, on se sent privilégié. 8 rue Burnou. De 190 à 240 € selon les saisons. Tél. : +33 (0)4 93 41 13 68 ou +33 (0)6 22 33 15 42.

Pour dominer la situation, l’hôtel Hermitage Art vous propose un séjour dans un jardin luxuriant sur les hauteurs qui dominent le rocher d’Eze. Belle vue sur la côte. 1951 avenue des Diables Bleus, à Eze Village. Chambre pour 2 pers. à partir de 80 €. Tél. : +33 (0)4 93 41 00 68.

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Giverny : Impressions de printemps

Les jardins de Claude Monet à Giverny (27) ont rouvert leurs portes le week-end dernier avec les premiers jours du printemps. N’attendez pas l’été et ses hordes de touristes pour y faire un tour. C’est dès maintenant que le jardin est le plus émouvant et le niveau de fréquentation à peu près supportable pour un amoureux des jardins.

Le clos normand, le jardin devant la maison, le premier de Claude Monet, vibre de couleurs. Les arbres fruitiers plus sages déploient leurs délicates fleurs blanches ou à peine rosées. L’impression est forte à l’image de l’effervescence du renouveau. Des jeunes mariés asiatiques tentent un selfie. Mais parviendront-ils à capter le merveilleux du jardin sous ce timide soleil printanier ?

Puis l’on passe sous la route suivant le flot des visiteurs pour rejoindre le jardin d’eau. Là pas question de sortir du rang ! C’est à la queue-leu-leu que nous découvrons ce jardin qui inspira les « Nymphéas » dans sa fragile renaissance après l’hiver. La glycine n’a rien de sa superbe encore en bourgeons. Ici une azalée s’affiche en rouge, là un rhododendron nain s’étale en mauve, plus loin, un hellébore hoche la tête. Partout le vert acide des jeunes feuilles qui pointent… Le miroir des étangs encore exempts de leurs nénuphars mythiques dédouble cet éveil émouvant. Et tant mieux si l’on contourne l’onde à petits pas, on prend ainsi le temps de percevoir le moindre détail.

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C’est où

A Giverny, à 3 km de Vernon, au bord de l’Epte

Fondation Claude Monet, 84, rue Claude Monet – 27620 Giverny. Tél. : +33 (0)2 32 51 28 21. www.claude-monet-giverny.fr. Ouvert tous les jours du 23 mars au 1er novembre 2018 de 9 h 30 à 18 h.

Y venir en voiture : A13, sortie Vernon, puis à Vernon, prendre la direction Giverny, comptez une bonne heure ; en train : Paris – Rouen à la gare Saint-Lazare (Paris), station Vernon (3 km de Giverny).

Pourquoi y aller ?

Au printemps, le spectacle a la fraîcheur du renouveau et l’ardeur de l’été à venir. Les couleurs les plus intenses côtoient des pastels d’une infinie délicatesse. Les jardiniers y osent les associations de couleurs les plus audacieuses sans fausse note. A croire que l’âme du peintre jardinier « maître es impressionnisme » flotte toujours sur ces parterres.

Ce que l’on préfère

Cet hymne enthousiaste aux fleurs bulbeuses dans le Clos Normand : tulipe, narcisse, fritillaire…  des variétés extraordinaires dont les corolles doubles, froufroutantes, bien dessinées et des fleurs plus « campagne » lèchent le pied des sages pommiers en cordon et autres arbres fruitiers.

Pour faire une pause

Pour prolonger le charme de ce printemps fleuri, en poussant le pas vers le restaurant de l’ancien hôtel Baudy, 81 rue Claude Monet. Tél. : +33 (0)2 32 21 10 03. Menus entre 15 et 26 €. C’est là que beaucoup de peintres dont les impressionnistes américains séjournèrent du temps de Monet. L’atelier d’artistes et la roseraie ont gardé le charme d’autrefois.

Pour un week-end en amoureux ou en famille, essayez la chambre d’hôtes de la maison de Madame Baudy, épicerie du temps de Monet, logement d’artistes moins argentés du temps de Monet, elle est aussi chargée de souvenirs. Pour 2 à 4 personnes. 150 € la nuit pour 2 personnes. 3 rue Blanche Hoschede-Monet. Tél. : +33 (0)6 60 17 00 09 (Mme Véronique Perdrix).

Ne partez pas sans faire un tour dans les jardins du Musée des Impressionnismes entouré de charmants petits jardins cloisonnés. Ouvert tous les jours du 30/03 au 04/11 (sauf du 16 au 27/07 pour changement d’exposition) de 10 à 18 h. 99 rue Claude Monet. Expositions permanentes et temporaires sur les artistes impressionnistes du monde.

Jardins du Nouveau Monde : Souvenirs, souvenir…

Le château de Blérancourt (02), c’est la noblesse du XVIIe siècle qui s’entiche de la campagne, la rudesse des combats de la Grande Guerre, les trésors végétaux d’Amérique… l’histoire d’une amitié entre deux nations dans l’écrin de ces jardins du Nouveau Monde !

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S’il est une saison où l’on ressent profondément la solennité du lieu, c’est bien l’automne quand l’arboretum des Jardins du Nouveau Monde revêt les couleurs de l’été indien. Le souvenir des combats passés et de toutes les bonnes volontés qui ont tenté d’en atténuer la cruauté est présent dans chaque fleur, feuille et pierre… du château de Blérancourt. En Picardie, la bataille fut rude : les lieux de souvenirs – nombreux – en témoignent. Mais celui-ci est singulier. Il mêle deux nations dans leur fraternité à travers les siècles, de la guerre pour l’indépendance des Etats-Unis à la Première Guerre Mondiale et notre lutte pour notre souveraineté. Il s’inscrit dans un jardin symbolique : des plantes américaines qui prospèrent sur le sol français ! Il y a presque 30 ans maintenant, trois paysagistes de renom se sont penchés sur la destinée de ces jardins du Nouveau Monde autour du château de Blérancourt, devenu Musée Franco-Américain : Michel Boulcourt, Madison Cox et Mark Rudkin. Encore des nationalités mêlées : le premier est français, les deux autres américains.

C’est où ?

Ouvert tous les jours sauf le mardi de 8 h 30 à 19 h (les jardins), de 14 à 18 h (musée). Accès gratuit aux jardins. depuis Paris, comptez 1h45, via Senlis et Noyon; De Lille,  1h50, via l’A1, l’A26 et D1.

En train : la gare la plus proche, c’est « Noyon » (14 km)

Pourquoi y aller ?

Pour l’une des plus belles collections de plantes d’origine américaine prospérant sur notre territoire, mise en scène de façon très élégante.

Pour le musée, entièrement rénové, qui a ré-ouvert ses portes en juillet dernier : il regroupe des collections autour de l’amitié franco-américaine, de la première guerre mondiale, des indiens en Amérique, un hommage à sa créatrice Anne Morgane…

Ce que l’on préfère ?

 

L’arboretum, financé par des mécènes américains par l’intermédiaire des Colonial Dames of American, Chapter IV (Paris). Il ressemble aux paysages du Nord-est des Etats-Unis. Les érables à sucre, de Virginie, à grandes feuilles, déclinent toutes les nuances du rouge, de l’orange et du roux. Le chêne écarlate vire au vermillon, tirant parfois sur le pourpre. On ne sait plus vers où tourner les yeux tant les couleurs sont époustouflantes. Et encore celui-ci, le copalme d’Amérique tout aussi rougissant ; ou  celui-là, le tulépo, dont le nom signifie « nymphe des bois », qui s’habille de cuivre et de carmin; cet autre, le tulipier de Virginie qui se pare d’or tout comme l’orme d’Amérique, un nordique que l’on trouve jusqu’en Terre-Neuve, aussi jaune d’or qu’un ginkgo.  Plus discret, mais d’une élégance rare, le frêne d’Amérique, appelé aussi « frêne blanc », se teinte d’un rose délicat. Et parlons aussi de l’amélanchier du Canada, bien plus grand que l’espèce commune qui pousse chez nous, marie l’orange et l’écarlate avant la chute de ses feuilles. Un original ? Le houx américain se remarque par les manchons de baies rouges qui enveloppent ses branches. Il perd ses feuilles, ce qui laisse, en hiver, toute la vedette à ses fruits écarlates.

 

Pour faire une pause…

Chez Ric et Fer : à Coucy le Château (15 km de Blérancourt), des chambres d’hôtes originales dans l’une des plus anciennes maisons du village, avec vue sur le jardin. 1, place du Marché. Tél. : 03 23 52 38 07. 

Hostellerie Le Griffon : à Blérancourt, à quelques pas du château, une cuisine traditionnelle et gastronomique, terrasse avec vue sur parc fleuri. 22, place du Général Leclerc 02300 Blérancourt. Tél. : 03 23 39 23 39. 

Petites histoires d’arbres

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L’automne est bien installé. La nature rougit, jaunit, roussit. Les arbres prennent des parures spectaculaires. La saison est propice aux belles balades en forêt. L’occasion de s’oxygéner en famille. Gérée par Le Mans Métropole (72), l’arche de la nature propose aux citadins un sentier balisé de 32 arbres remarquables au sein de sa forêt de 300 hectares. Le parking le plus proche du parcours est dénommé « le verger ». A quelques mètres, des panneaux indiquent le début du parcours. Nous voilà partis pour 2,5 km de marche en forêt. Le sentier et tout le sous-bois sont tapissés de feuilles rousses ou jaunes, créant une ambiance chaleureuse et feutrée.

C’est où ?

A deux pas du centre-ville du Mans, là proximité de l’Abbaye de l’Epau, fléchée dans plusieurs endroits autour de la ville.  Si vous venez de Paris, prenez l’autoroute A 11, puis à A 28 et échappez-vous de ce nœud routier vers la nature par la sortie n°23, direction Changé.

Pourquoi y aller ?

Pour découvrir des arbres remarquables à plusieurs titres. Certains sont de très beaux arbres au développement harmonieux ; d’autres ont des proportions qui en imposent ; d’autres encore, classés « artistiques » ont adopté une forme insolite ou témoignent d’une exploitation ancienne pour leur bois ou leurs fruits.

Ce que l’on a préféré

Les histoires que nous content ces arbres témoins du passé. On apprend les arbres de futaie au tronc unique, rectiligne et sans branche basse, qui s’élèvent de façon impressionnante vers l’infini du ciel et font rêver les ébénistes! Le plus haut est au n°30 un pin maritime de 37 m de haut. Au n°2, des peupliers noirs ressemblent à des mains : l’une faisant le V de la victoire et l’autre le chiffre 4 le pouce replié dans la paume. Ce sont des arbres dits « têtards », exploités dans les haie pour produire du bois de chauffage. Cela leur donne de drôles de silhouettes avec un tronc court et massif que l’on appelle parfois « trogne ».  Au n°25, le plus gros arbre du circuit (7,70 m de circonférence), un châtaignier, greffé sur un châtaignier sauvage, vestige d’une production de châtaignes traditionnelle en Sarthe jusque la fin du XIXe siècle. Au n°32, le clou du spectacle, un pin maritime s’étalant à l’horizontale et prenant cette silhouette insolite en toboggan.

Faire une pause

Au Mans, on se la joue chambre d’hôtes, en plein centre historique, au Clos d’Hauteville :au jardin délicieux : la glycine y est reine. 85 € la nuit pour 2 personnes. 2, rue d’Hauteville. Tél. : 02 43 23 26 80. 

Une petite faim ? Faites une halte à La Ciboulette : une institution (33 ans de présence). Menus de 21,90 à 59 €, formule déjeuner à partir de 13,90 €. A découvrir « la trilogie de lapin ».  14, rue de la Vieille Porte. Tél. : 02 43 24 65 67. 

 

 

Le jardin secret de Jean-Pierre Coffe

 

Par une journée d’automne maussade, nous cheminons à travers la Beauce. Plate et morne, enveloppée de brumes. Quelques gouttes sur le pare-brise. La visite s’annonce humide. Lanneray (28)… Nous longeons le grand mur de la propriété de Jean-Pierre Coffe. Le portail s’ouvre et, rayon de soleil ! De là-haut, Jean-Pierre nous fait un signe. Cet amoureux des jardins en général – de son jardin en particulier -, toujours généreux, a envie de nous le faire découvrir sous les meilleurs auspices. Il en était fier et à raison car l’endroit est enchanteur…  » C’est un jardin de copains, un jardin où l’on vit » nous explique Christophe Dolbeau, le compagnon de Jean-Pierre, mais ce « paradis » n’en est pas moins botaniquement savant. Le jardin devant la maison reste plutôt classique. Il s’organise autour d’un bassin. Fleurs et arbustes apportent leur grain de sel à chaque saison. En automne, les pommiers d’ornement affichent rougeurs et petites pommes appréciées par les oiseaux. Derrière la maison, une grande pelouse est enserrée dans un espace boisé en demi-lune. Dans le sous-bois, Jean-Pierre a planté toute sorte d’arbres et d’arbustes qu’il aimait.

C’est où ?

Dans la région centre Val de Loire, à tout juste 10 km de Chateaudun, dans la commune de Lanneray.

Ce que l’on a préféré…

Le sous-bois qui sépare la maison de la route. C’est magique! Jean Pierre Coffe y a installé des trésors botaniques tout en conservant des espèces locales. Paré de couleurs automnes, l’ensemble a un charme fou… Quelques images pour vous faire rêver:

 

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Pour découvrir son jardin…

  • Visites guidées quelques jours par an. Pour connaître les jours d’ouverture, cliquez ici.
  • Un livre publié chez Larousse : « Le Jardin secret de Jean-Pierre Coffe » de Christophe Dolbeau et Catherine Delvaux où les témoignages de ses copains accompagnent les photos de son jardin. Le jardin secret de Jean-Pierre Coffe

 

Des jardins – surprises qui amusent les enfants

 

 

Visiter agréablement un jardin avec 3 enfants de 5 à 10 ans, ce n’était pas gagné ! On nous avait bien dit que ceux du château de Vendeuvre (14) étaient attrayants avec leurs jeux d’eau. Nous demandions à voir. Leur réputation concernant les topiaires nous attirait. Nous avons décidé de tenter l’aventure. Une sortie plutôt réussie pour toute la famille… Le fil conducteur, c’est topiaires et fantaisie. A l’entrée de l’allée de la glacière, deux gros lapins arrêtent nos bambins : juste le temps de lire le premier panneau explicatif consacré à l’histoire du jardin et l’art topiaire. Tout est pensé pour le plaisir des petits et des grands !

C’est Où ?

En Normandie, à près de 40 km au Sud-est de Caen, à proximité de Saint-Pierre-sur-Dives, en pays d’auge.

Pourquoi y aller ?

Pour les jeux d’eau : une tête de cerf en bronze, des tortues qui crachent de l’eau à notre passage; un pont chinois dont les colombes s’animent de jets d’eau; un arbre de métal, un temple de la sérénité qui vous enveloppent d’une brumisation rafraichissante… A chaque surprise aquatique, une belle histoire nous est contée.

Pour l’aménagement végétal conçu en îlot qui l’élément liquide. Le chèvrefeuille arbustif couvre-sol est  sculpté en vagues. Il délimite des massifs de végétaux sculptés en topiaire, entre lesquels serpente la Dives. Des buis dorés en coussin symbolisent ces roches usées par le ressac. Un genévrier de l’Arizona se transforme en pieuvre grâce une taille en nuage. Des ifs fuselés se dressent comme des phares ici et là. Le clou du spectacle ? Un platane à feuille d’érable de plus de 350 ans haut de près de 9 m.

Ce que l’on a préféré

Les enfants : La fontaine nymphée décorée de ses 200 000 coquillages, notre halte gourmande aux cuisines et la superbe collection de mobilier miniature exposée dans l’orangerie. Les filles ont adoré le pont aux colombes à la légende romantique :

« Auprès du pont chinois rouge, une jeune fille se morfond. Elle attend l’âme sœur parfaite. Colombes et tourterelles décident d’aider l’oiseleur, leur ami, à conquérir la belle malgré ses traits disgracieux. Elles troublent l’onde ; la donzelle y voit la belle âme de son prétendant et se laisse enfin charmer. »

Les adultes : la variété des espèces utilisées pour les topiaires qui apportent leur zeste d’originalité : Buisson ardent (Pyracantha coccinea), Chèvrefeuille couvre-sol (Lonicera nitida ‘Maigrün’), Cyprès de l’Arizona (Cupressus arizonica), Eleagnus (Eleagnus x ebbingei), Hêtre (Fagus sylvatica), Houx panaché (Ilex x altaclerensis ‘Golden King’), Laurier sauce (Laurus nobilis), Osmanthe (Osmanthus delavayi), Photinia (Photinia x fraseri ‘Red Robin’), Thuya doré (Thuja orientalis ‘Aura’) et Troène doré (Ligustrum ‘Vicaryi’)

Faire une pause ?

Au gîte de la Cour Saint Jean : à 15 km de Vendeuvre, c’est une ferme typique à colombages, nichée dans un écrin de verdure (les Fresnots, 14140 Sainte-Marguerite-de-Viette. Tél. : + 33 (0)6 21 76 27 60).

 

 

Voyages et jardins

« D’un jardin à l’autre, cultivons notre imaginaire. »

Un jardin, c’est une architecture, une palette végétale, un équilibre entre les plantes, u écrin pour des oeuvres d’art, un espace de liberté pour notre imagination…

Pierre a photographié un très grand nombre de jardins au cours de sa vie de photographe. Il s’attache toujours à en révéler l’atmosphère à travers ses clichés. Son oeil cherche l’invisible pour le révéler.

Moi, c’est d’abord pour le plaisir des fleurs que je me suis promenée dans les jardins; Par la suite, mon métier de journaliste m’a conduit à en visiter de plus en plus professionnellement.

A travers ce blog, nous avons décidé de conjuguer nos talents. Notre objectif ? Vous communiquer notre enthousiasme pour certains lieux aux propriétaires particulièrement talentueux. Suivez notre guide pour partager avec nous nos bonnes adresses  » jardin « .

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